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Polémique autour de l'image du CNRS galvaudée par une publicité ENTENDRE!

Les recherches du Pr Lorenzi:

Certaines personnes entendent relativement bien les sons, mais éprouvent des difficultés à "extraire" des paroles "noyées" dans un bruit ambiant, selon Christian Lorenzi qui dirige le groupe de recherche CNRS/GRAEC (Groupement de recherche en audiologie expérimentale et clinique).

Dans le bruit de la vie quotidienne la parole, pour eux, devient "masquée", alors que dans le silence, ce phénomène ne se produit pas. Leur capacité de "démasquage de la parole dans le bruit" est altérée, a-t-il résumé lors d'une conférence de presse.

Une personne qui entend bien "comprend mieux en présence d'un bruit fluctuant", comme la parole humaine, qu'en présence d'un bruit constant (climatiseur, moteur en marche...). Elle est capable, dans un bruit ambiant de conversations, de "pêcher la parole" de son interlocuteur lors de brefs instants (millièmes de seconde) où le bruit ambiant descend (des "vallées" entre deux pics de bruit), et de reconstituer ainsi le message qu'on lui adresse, poursuit le Pr Lorenzi.

Certaines lésions de la cochlée (oreille interne) peuvent "réduire cette capacité à écouter dans les vallées du bruit", dit-il de façon imagée.

Les patients seraient incapables de percevoir une des composantes acoustiques de la parole, appelée "structure temporelle fine" qui correspond à des fluctuations très rapides du son (une fréquence de quelques centaines à quelques milliers de hertz). Ils ne percevraient que les fluctuations plus lentes (fréquence de quelques hertz) de "l'enveloppe temporelle" du signal sonore, selon une étude publiée en décembre dans la revue scientifique américaine PNAS par l'équipe du Pr Lorenzi.

Ces travaux ont permis la mise au point d'un nouveau test auditif, visant à déceler les difficultés de compréhension de la parole dans le bruit, y compris chez des patients ayant un audiogramme "normal" en cabine insonorisée, c'est-à-dire capables de percevoir des sons de faible intensité dans le silence.

Entendre exploite le test à des fins purement commerciales:

Ce test qui doit être mis à la disposition des médecins spécialistes ORL, sera également proposé gratuitement à partir de la mi-septembre dans les points de vente du réseau d'audioprothésistes Entendre, a précisé son président Romain Tudual.

Nous devons nous poser certaines questions!

1- Cette publicité ne met elle pas en cause l'independance de certains chercheurs du CNRS?

La recherche sur les mécanismes de l'audition avance et c'est encourageant. Cependant je trouve gênant que certains chercheurs, reconnus pour la qualité de leurs publications, s'associent sous couvert de leurs travaux à cette véritable campagne de publicité.

2- Ce test permettant de diagnostiquer des lésions de l'oreille interne doit il être fait par un médecin ORL ou par un audioprothésiste?

Le serieux des recherches du Pr Lorenzi ne pouvant être mis en doute, le test est bien à visée diagnostique. Or le diagnostic d'une pathologie voire d'une lésion de l'oreille est bien un acte médical du ressort d'un médecin ORL. Si Entendre veut s'affranchir du passage pa l'ORL, qu'ils en annoncent la couleur haut et fort!

3- L'interêt d'effectuer un tel test chez l'audioprothésiste?

Il est interessant de mesurer la capacité de perception des structure fines, mais ce test ne fait pas avancer la qualité de l'appareillage. Entendre va probablement essayer de convaincre les patients dont le test est positif de s'equiper à tout prix, alors qu'il n'y a que l'essai d'appareils qui permet d'évaluer le bénéfice apporté par l'appareillage. Retour à la case départ!

 

 

Prothèse implantable Carina
Cet appareil auditif entièrement implantable Carina™ se loge complètement sous la peau, sans élément dans le conduit auditif : il n’y aura donc aucun signe visible que l’on porte un appareil auditif. Ce nouvel appareil offre la même liberté et le même confort pour le système auditif, et peut être utilisé pour toutes les activités et dans tous les environnements normaux. Il permet de prendre des douches, de nager, de pratiquer des sports encore incompatibles avec le port d’appareils auditifs traditionnels.
L’appareil auditif entièrement implantable Carina™ se compose de quatre éléments principaux : l’implant, le système de programmation, le chargeur et la télécommande. L’implant de l’appareil Carina se compose de trois parties : une capsule renfermant les éléments électroniques, un microphone et un transducteur pour oreille moyenne.

 

 

Les sons sont captés par un microphone très sensible, amplifiés selon les besoins du porteur et transformés en signaux électriques qui sont transmis au transducteur par le câble. L’extrémité du transducteur Carina est montée dans l’anatomie de l’oreille moyenne. Le transducteur transforme les signaux électriques en mouvements mécaniques qui stimulent directement les osselets et permettent au porteur de percevoir les sons.

 

Le Système de programmation Otologics se compose du logiciel de réglage et de diagnostic, d'une bobine de radiofréquence qui se place par-dessus le site d'implantation et s'aimante sur le côté de la tête du porteur, et de l'interface de programmation NOAHlink™ qui s'accroche autour du cou. Grâce au logiciel de réglage OtoFit™, l'interface NOAHlink reçoit les signaux de l'ordinateur par communication sans câble et envoie les signaux à l'implant via la bobine de radiofréquence.

 

L'implant se programme de la même manière qu'un appareil auditif classique. Le Système de programmation Otologics permet en outre des tests et diagnostics approfondis de l’appareil auditif entièrement implantable Carina.

 

Le système de chargeur se compose d'une base, d'une bobine et d'un corps de chargeur. Pour charger l'implant, le porteur retire le corps du chargeur de sa base et pose la bobine sur sa peau au-dessus du site de l'implant. Le corps du chargeur est muni d'une pince qui permet de l'accrocher à la ceinture pendant le chargement. En général, la recharge dure environ une heure et doit être effectuée tous les jours. Pendant que l'implant se recharge, le porteur peut continuer ses activités habituelles, allumer et éteindre l'implant et régler le volume.

 

L’appareil auditif entièrement implantable Carina peut être commandé à distance lorsque l’appareil n’est pas en charge. La télécommande permet d'activer et de désactiver l'appareil et de régler le volume. Il lui suffit pour cela de poser la télécommande sur sa peau, à l’emplacement de l’implant.

 

Qui peut bénéficier de ce système ?
L’appareil auditif entièrement implantable Carina est un implant d’oreille moyenne destiné aux adultes souffrant de perte auditive neurosensorielle modérée à sévère. La sélection préliminaire des sujets candidats aux essais cliniques retiendra les patients dont les seuils de conduction osseuse et aérienne sont compris dans la zone colorée du graphique ci-dessous :

 

 

Communiquez sans fil! 
La toute dernière génération d'aide auditive du fabricant Danois Oticon repousse les limites technologiques actuelles: en plus d'offrir une haute-fidélité acoustique, le dernier-né des laboratoires Oticon, Epoq, permet de se connecter directement sans fil à son téléphone portable, son lecteur MP3 ou son ordinateur via Bluetooth et Earstream. L'aide auditive Oticon Epoq se positionne ainsi en portail de communication sans fil pour les malentendants!

Une Première Mondiale et une vraie Révolution pour tous les utilisateurs d'appareils auditifs!

 

L'arrivée de Epoq par Oticon marque le début d?une nouvelle ère pour les millions de malentendants souffrant d'une perte auditive légère à sévère.

 

L'aide Auditive en harmonie avec notre temps: Oticon Epoq!
«Nous osons appeler Oticon Epoq une «vraie révolution» car il offre aux malentendants une liberté et une équité sans précédent en termes de communication. D'une simple pression sur un bouton, l'utilisateur transforme ses deux aides auditives en oreillette sans fil pour téléphone portable (sur les deux oreilles!

 

Encore mieux que pour M. Tout Le Monde!. On pourra également recevoir de la musique depuis un baladeur, transformant ainsi ses deux Oticon Epoq en casque audio sans fil et même entendre les indications de direction de son GPS en conduisant!» précise Martin Hofer d'Oticon.

 

Audition binaurale: l'audition 100% naturelle
Oticon Epoq est la première aide auditive qui reste fidèle à la perfection naturelle. Les fondamentaux de l'audition naturelle étant l?audition binaurale, seul le fonctionnement simultané de deux oreilles saines assure le sens de l?audition; 2 récepteurs pour 1 seul sens, l'ouïe. Avec Oticon Epoq, les deux appareils fonctionnent et communiquent ensemble pour à la fois décupler leur puissance de calcul et d?analyse et pour comparer les informations acoustiques des deux côtés de la tête. Ainsi, les deux appareils n'en forment qu'un pour interpréter parfaitement la provenance des sons et assurer une parfaite fidélité à l'environnement acoustique.

 

 

«Grâce à Oticon Epoq, la frontière entre perte auditive et audition saine n'a jamais été aussi ténue. Les utilisateurs d'Oticon Epoq s'immergent dans le monde sonore avec la même aisance qu'avec une audition parfaite, ceci leur restituant une égalité relationnelle dans les communications quotidiennes.

 

Enfin, grâce à la communication entre les deux appareils, Oticon Epoq va enfin permettre de réaliser les premières adaptations réellement binaurales!» conclut Martin Hofer d'Oticon.

 

Le bruit nuit gravement à la santé
Le bruit rend sourd… Oui, mais pas seulement. S'il provoque en effet d'importants dégâts sur notre système auditif, notamment les célèbres acouphènes, nos chercheurs s'intéressent aussi à des conséquences moins connues, sur les systèmes cardiovasculaire et immunitaire, le sommeil et même l'acquisition du langage. Le point sur ces pathologies et les recherches menées autour de cette question de santé publique.

Le bruit a aussi des conséquences néfastes sur le sommeil. Pour mieux les cerner, des chercheurs étudient les réactions, notamment cérébrales, de patients dans les bras de Morphée, exposés à des bruits artificiels. 

Première cible : l'audition
Dix pour cent de la population française souffre de problèmes auditifs, soit plus de 6 millions de personnes. Or, de plus en plus d'entre elles doivent leur malheur au bruit, et plus précisément aux sources sonores créées par l'homme. À cause d'elles, aujourd'hui, la surdité précoce dès l'âge de vingt ans augmente, et s'aggrave au cours de la vie sous l'effet d'autres facteurs tels que le vieillissement ou la génétique.

 

Alors que se passe-t-il au cœur de l'oreille ? Capté par le pavillon, le bruit est transmis aux liquides de l'oreille interne. Là, les cellules sensorielles, qui « réceptionnent » le bruit avant de le transmettre au cerveau, existent en nombre restreint et ne se renouvellent pas. Lorsque la quantité d'énergie transmise à l'oreille interne est excessive (lors de chocs sonores), des lésions de ces cellules « ciliées » – elles possèdent des cils sensibles aux vibrations sonores – apparaissent. « Elles peuvent être fragilisées ou détruites, c'est la surdité. En outre, lorsqu'elles sont trop stimulées, leur neurotransmetteur, le glutamate, est alors libéré en excès, ce qui suractive le nerf auditif et peut détruire les neurones liés au système auditif », explique Patrice Tran Ba Huy, chercheur au Laboratoire de neurobiologie des réseaux sensorimoteurs1 et chef du service ORL de l'hôpital Lariboisière de Paris. L'oreille a bien un système de défense, un muscle situé dans l'oreille moyenne, mais celui-ci se contracte par réflexe en 30 millisecondes, trop tard donc pour des bruits impulsionnels. En outre, ce muscle est fatigable et donc inefficace sur une longue durée. Enfin, il n'entre pas en jeu pour des fréquences aiguës.

 

Résultat : la liste des conséquences possibles du bruit est longue. Une baisse d'audition d'abord, ou « hypoacousie », via la perte de la sensibilité à certaines fréquences (les graves et les aigus), irrémédiable car les prothèses conventionnelles n'interviennent que sur les pertes de décibels (niveau sonore). Des acouphènes peuvent aussi apparaître brutalement, qui n'ont rien d'hallucinations auditives. Ils concernent 10 à 15 % de la population. Ces sifflements se font entendre aux fréquences de l'oreille affectées par la perte auditive, souvent localisées dans les aigus. Selon Sylviane Chéry-Croze, ex-directrice de recherche du CNRS et présidente d'honneur de l'association France-Acouphènes2, « à la suite d'un choc sonore, la perte auditive périphérique s'accompagne de l'apparition d'un message nerveux aberrant, qui circule dans les voies auditives jusqu'au cerveau, donnant lieu à cette perception. Selon les recherches actuelles, il pourrait être généré soit à la périphérie de l'oreille, soit au niveau du cortex auditif ». En effet, la perte auditive s'accompagne d'une réorganisation des neurones, qui se partageaient jusqu'ici les fréquences de manière équilibrée. La redistribution des fréquences pourrait provoquer un déséquilibre qui expliquerait l'apparition du signal.

 

Ces mêmes changements seraient également responsables de l'hyperacousie, pathologie souvent présente en même temps que l'acouphène. Ce trouble auditif, de plus en plus fréquent chez les jeunes, consiste en une intolérance à des bruits normaux ou faibles habituellement bien supportés.

 

 

 

Diagnostic et thérapies
Comment savoir si un trouble auditif va devenir permanent ? Des recherches sont menées pour créer de nouvelles méthodes de diagnostic. Dans le cas des acouphènes, Annie Moulin, du laboratoire CNRS « Neurosciences et systèmes sensoriels » de Lyon3 avec Jean-Bertrand Nottet de l'hôpital militaire Desgenettes de la même ville, mesurent par exemple les « oto-émissions acoustiques » des oreilles de militaires souffrant de traumatismes acoustiques accidentels (explosions, tirs d'armes…). Il s'agit de sons émis par l'oreille, qui reflètent l'état fonctionnel des cellules ciliées. « Nous recueillons la réponse des oreilles dans les 24 heures qui suivent l'accident. Elle permet des prédictions plus précises que les tests d'audiométrie classiques et ne requiert pas l'attention du patient perturbé par ses acouphènes », précise la chercheuse.

 

Après le diagnostic, place aux traitements. Actuellement, les chercheurs tentent par exemple d'utiliser la plasticité du cerveau – sa capacité à s'adapter aux changements. Depuis deux ans, Arnaud Norena, de l'unité CNRS « Neurobiologie intégrative et adaptative » de Marseille4, étudie la possibilité de réduire la perte auditive après un traumatisme sonore.

 

« La stimulation acoustique des régions lésées diminue la perte auditive jusqu'à 40 dB et empêche la plasticité des centres auditifs – potentiellement à l'origine des acouphènes et de l'hyperacousie. Des niveaux d'intensité considérés comme trop élevés avant le traitement deviennent confortables après trois mois de stimulation. » De son côté, au laboratoire « Neurosciences et systèmes sensoriels » de Lyon, le docteur Xavier Perrot intervient, grâce à un champ magnétique répétitif, sur la zone du cerveau à l'origine du signal d'acouphènes. Son objectif ? « Modifier le fonctionnement électrique aberrant du cortex auditif pour limiter la perception de l'acouphène. Cet essai thérapeutique, réalisé chez 70 patients dans le cadre d'un programme de recherche clinique national avec l'association France-Acouphènes, devrait se terminer fin 2007. » Citons également une autre approche très intéressante, menée par l'Inserm à Montpellier, où Jean-Luc Puel, directeur de l'équipe « Oreille interne », développe des modèles expérimentaux chez l'animal pour tester l'efficacité thérapeutique de médicaments appliqués directement au contact de l'oreille interne. Deux types de molécules sont à l'étude : les unes contre les signaux d'acouphènes, les autres pour ralentir la mort cellulaire à l'origine de la surdité.

Une autre piste donc à suivre de près… Car à ce jour, il n'existe aucune solution qui permette réellement de réparer l'audition perdue. Dans le cas des acouphènes par exemple, un procédé existe, le caisson hyperbare dans lequel les patients sont soumis à une pression de l'air élevée juste après le choc sonore, afin d'augmenter le taux d'oxygène dans l'oreille interne. Mais cette technique ne fait pas l'unanimité. Au final, le seul véritable remède anti-acouphène est « l'habituation ». Explication de Sylviane Chéry-Croze : « Ce trouble peut être progressivement filtré par les patients qui ne redoutent plus ses conséquences : la présence répétée ou continue d'un même stimulus qui bombarde le système nerveux s'accompagne d'une diminution de sa perception puis de son blocage non conscient, pourvu qu'il n'ait pas de signification particulière pour l'individu. » Quatre-vingts pour cent des acouphéniques y parviennent en moins d'un an, les autres, soit près de 2 millions de personnes, continuent de souffrir.

 

 

 

Des échos dans tout l'organisme
La nuit, le bruit continue d'agresser l'organisme. Pour évaluer l'influence du bruit nocturne sur le sommeil, Alain Muzet et son équipe du Centre d'études de physiologie appliquée du CNRS de Strasbourg ont observé des patients dormir pendant quinze nuits, exposés à des bruits artificiels et contrôlés par les chercheurs. Résultat : « Dès les deux à cinq premières nuits, les personnes ne mentionnent plus le bruit comme un fauteur de trouble. Pourtant, leurs réponses cardio-vasculaires à la suite des bruits gardent la même amplitude pendant les quinze nuits ». Mêmes observations sur le long terme lors d'une étude menée sur le sommeil à Roissy, près de l'aéroport, pendant cinq ans : modifications de la fréquence cardiaque, du rythme respiratoire, contraction du volume de certains vaisseaux sanguins, etc.

 

« La nuit, le bruit modifie la structure de l'endormissement dans les deux premiers stades du sommeil. Aucun effet n'est observé pendant les stades 3 et 4, lors du sommeil lent profond, sauf parfois des retours inexpliqués à l'étape antérieure », poursuit Alain Muzet, qui diagnostique cela en plaçant différentes électrodes sur ses patients endormis, notamment à la périphérie des yeux pour repérer les mouvements oculaires, car les globes ne bougent que lors du sommeil paradoxal. « Vingt pour cent des Français ont des troubles du sommeil. Beaucoup d'insomniaques le sont parce que leur environnement est déstructurant. Pourtant, on leur donne souvent des médicaments hypnotiques sans intervenir sur cette véritable cause », rappelle Pierre Philip, de l'unité « Physiologie et physiopathologie de la signalisation cellulaire » de l'hôpital Pellegrin5 à Bordeaux, un des centres du sommeil français. Quant à l'influence sur le sommeil du bruit entendu pendant la journée, impossible pour les chercheurs de la quantifier.
 
 
Mais notre organisme est aussi soumis à rude épreuve lors des phases d'éveil. Une des raisons ? « À chaque bruit, le corps stimule des réflexes de défense, précise Alain Muzet. Les animaux fuient au moindre bruit. Nous non, mais notre cœur s'emballe toujours, ce qui prépare notre corps à réagir en cas de danger. » Perçu au niveau du système nerveux central, le bruit est un facteur de stress et de fatigue. Ainsi, l'OMS précise que « le bruit peut compromettre la qualité du travail et provoquer des changements de comportement social ». À titre d'exemple, une étude menée à Copenhague : autour de l'aéroport, 25 % de la population consomme des tranquillisants, contre 17 % dans des zones reculées. Du côté scientifique, peu de questions restent encore en suspens. Le bruit crée des troubles endocriniens : le taux d'hormones révélatrices de l'état de nervosité s'amplifie. Cette libération chronique d'adrénaline ou surtout de cortisol et de catécholamines tend finalement à faire baisser les défenses immunitaires du corps. Quant aux risques cardio-vasculaires, les cas d'infarctus du myocarde augmentent dès que le bruit des transports autour du logement dépasse 60 dB(A), selon une analyse de 61 études internationales. Et récemment, une étude suédoise a également montré le lien entre le bruit du trafic routier et l'hypertension sur plus de 500 personnes : entre 45 et 65 dB(A), le risque d'hypertension augmente de 38 % pour chaque hausse de 5 dB(A).

Le bruit, un cas d'école
Si tout le monde souffre du bruit, le cas des enfants est plus grave encore. En effet, avant même d'altérer les systèmes auditifs ou cardiaques, le brouhaha dégrade l'apprentissage du langage dès le plus jeune âge. Johannes Ziegler, chercheur au Laboratoire de psychologie cognitive (LPC) de Marseille6, s'intéresse à cette problématique depuis plusieurs années :

 

« Dans une salle de classe, le bruit moyen est de 72 dB(A), soit celui d'un carrefour bruyant. Avec des enfants de cinq ans, le bruit de fond peut même atteindre les 94 dB(A) selon certaines études. Outre la fatigue et la perte de concentration, le problème se pose alors de la compréhension du langage. L'intelligibilité de la parole est abaissée de plus de 50 % avec un tel bruit de fond. »

 

À partir de dix ans, les enfants ont atteint leur niveau d'intelligibilité adulte, mais avant cet âge, ils sont en plein développement phonologique, surtout de trois à sept ans, où ils acquièrent les subtilités du vocabulaire. « Si certains enfants réussissent à compenser ce déficit de compréhension en dehors de l'école, dans leur famille par exemple, ceux en difficulté vont commencer à accumuler les problèmes de langage d'abord, puis d'écriture et même de lecture », continue le chercheur. Au Groupement de recherche en audiologie expérimentale et clinique (Graec)7 du CNRS, créé en janvier 2006, Christian Lorenzi, directeur du Laboratoire « Psychologie de la perception »8, a développé une méthode d'investigation des capacités d'identification de la parole face aux sons parasites. Car jusqu'ici, elles étaient évaluées essentiellement dans le silence ! Il s'agit d'estimer avec finesse les aptitudes à démasquer les mots lorsque le bruit de fond fluctue en amplitude, car au moins six mécanismes sensoriels et cognitifs semblent impliqués. L'un d'entre eux – crucial pour le démasquage – serait aboli par des lésions de l'oreille interne invisibles à l'audiogramme. Un projet européen devrait d'ailleurs voir le jour sur cette problématique.

 

Grâce à leurs méthodes, les chercheurs ont déjà mis en évidence le rôle du bruit chez les enfants dyslexiques (c'est-à-dire ceux qui ont un retard de lecture sans présenter de déficits sensoriels ou intellectuels). En effet, une des manifestations de la dyslexie est la mauvaise perception de la parole : « Les enfants dyslexiques ont eu des scores de perception de la parole dans le bruit inférieurs de 5 à 10 % à ceux d'enfants plus jeunes de trois ans », note Johannes Ziegler. Nos chercheurs ont montré que ce n'était pas le cas dans les épisodes de silence. « Il ne s'agit donc pas d'un manque d'attention de l'enfant », insiste-t-il.

 

Pour approfondir ces travaux, il prépare maintenant une étude sur plus de cent enfants de maternelle à Marseille. Ils seront suivis pendant un an, afin de définir les causes de leurs possibles déficits de perception de la parole dans le bruit. L'idée ? Réussir à préciser les variables en jeu en maternelle pour de futurs échecs de lecture. Un outil de prédiction important, donc.

 

Qu'est-ce que c'est?
Cette maladie héréditaire (autosomique dominante à pénétrance incomplète et expressivité variable) de la capsule labyrinthique est une cause fréquente de surdité de transmission de l'adulte. L'ostéodystrophie (ankylose de la plaque de l'étrier dans la fenêtre ovale) entraîne une immobilisation de la platine de l'étrier qui ne transmet plus les vibrations sonores aux liquides labyrinthiques.

Elle débute entre 20 et 30 ans, mais peut apparaître dès l'adolescence. La femme est plus touchée que l'homme. L'otospongiose est d'abord unilatérale puis bilatérale, mais asymétrique associée à des acouphènes (sifflements dans les oreilles) et parfois à des vertiges. Le tympan est normal à l'otoscope.
L'audiogramme montre une surdité de transmission pure au début.

Le traitement:
En l'absence de traitement, la surdité s'aggrave de façon lente, progressive avec des poussées au décours d'une grossesse par exemple. De transmission pure, la surdité devient mixte par atteinte de la conduction osseuse.
Le traitement est chirurgical.
L'intervention chirurgicale peut amener une bonne restitution de l'acuité auditive, sauf lorsque l'oreille interne est également atteinte.
L'exploration de l'oreille confirme l'ankylose de l'étrier qui est enlevé et remplacé par une prothèse en téflon avec ou sans interposition d'un matériau biologique (aponévrose, veine) sur la fenêtre ovale.
La récupération de l'audition est progressive selon des délais variables, tout d'abord sur les fréquences graves. Les vertiges peuvent persister un mois ou plus, parfois déclenchés par la rotation brutale de la tête, ou l'obstruction du conduit auditif externe. Les acouphènes ont une évolution très variable. Différents contrôles sont effectués après l'opération.

Le patient reste toujours porteur d'une pathologie évolutive et exposé aux menaces pesant sur l'oreille saine.
Le traitement médical est double : freinage du processus otospongieux et soutien cochléaire. Il faut conseiller au patient de protéger ses oreilles des bruits intenses (tir à la carabine...) et des variations brusques de pression (plongeon, plongée sous-marine, aviation de tourisme, parachutisme...). Le port d'un casque spécial s'impose lorsqu'il y a un risque de traumatisme sonore. Les voyages en avion de ligne, l'altitude et toutes les situations présentant un risque de différence de pression sont interdits pendant au moins trois mois et à chaque fois qu'il existe une rhinopharyngite. Chez la femme qui présente une otospongiose évolutive, la pilule est déconseillée et toute grossesse doit être discutée. La maladie peut en effet connaître une flambée brutale avec dégradation brusque de l'audition.
Les médicaments ototoxiques doivent être évités : aminosides, aspirine à forte dose, quinine et dérivés...ainsi que les désordres métaboliques.
L'appareillage est parfois la seule solution. 
Deux maladies sont rattachées à l'otospongiose : l'ankylose stapédo-vestibulaire de la maladie de Paget et la maladie de Lobstein.

La France est en retard dans le domaine de l'appareillage auditif.
Neuf millions de Français souffrent de malaudition. Seulement 10 % sont appareillés. Parce que le malentendant s'habitue à son handicap, parce que la prothèse auditive (contrairement aux lunettes) est perçue négativement, parce que l'investissement financier n'est pas négligeable, nombre de patients refusent d'admettre leur trouble et de s'appareiller. Pourtant les conséquences sur le plan social et professionnel peuvent être majeures, allant de l'isolement et la dépression à la perte d'emploi.
Conscient de sa mission en la matière, Siemens Audiologie souhaite faire de la malentendance une cause d'intérêt national. Une action doit être menée sur plusieurs plans, estime Pascal Boulud, P-DG de la branche française.

En premier lieu, il convient de porter davantage attention à l'audition. Aucun dépistage systématique n'est proposé en France, si ce n'est lors de l'examen des tout-petits. Dans cet esprit, et c'est le deuxième point, répandre, via les médias, l'idée d'une audiométrie dès l'âge de 50 ans paraît important. Comme dans toute action nationale de santé, le généraliste est impliqué au premier chef, en dépistant et informant son patient tant sur l'affection que sur les solutions prothétiques.
Autre terrain d'action : le message à transmettre ; il doit être positif. L'époque du sonotone est révolue, celle de la prothèse analogique aussi. Nous sommes entrés dans l'ère du numérique (60 % des ventes en France), dont l'apport sur les plans du confort, de la qualité et de la discrimination de la parole par rapport au bruit est considérable. Toujours pour rester positif, l'argument esthétique : miniaturisées, les nouvelles aides auditives placées le plus souvent dans le conduit auditif sont devenues quasi invisibles.

Reste à faire comprendre aux caisses d'assurance-maladie que le remboursement d'un seul et unique appareil sur la base de 65 % de 199.71€ est insuffisant. Le prix actuel d'une prothèse est de l'ordre de 1000€ à 2000€, et un appareillage binaural est souvent nécessaire.
C'est à ce prix, conclut Pascal Boulud, que la France ne sera peut-être plus la lanterne rouge de l'Europe en matière de prise en charge de la malaudition, avec 4 appareils pour 1 000 habitants contre 7,5 en Allemagne, 10,4 au Royaume-Uni et 13,3 au Danemark.

Thérapie acoustique d'habituation : Fonctionnement et résultats
Une méthode anglaise, fondée sur le principe de fonctionnement par contraste du cerveau, préconise l'utilisation d'un générateur de bruits pour déconditionner les patients gênés par des acouphènes. Une alternative thérapeutique intéressante, quand on sait qu'une faible proportion de patients est améliorée par les traitements habituels.
En matière de traitement des acouphènes, des progrès patents sont apparus au cours des dix dernières années, mais il persiste un problème d'information sur les différentes techniques existantes, en particulier sur l'usage de la TRT (Tinnitus Retraining Therapy). Les avis sont partagés sur cette technique et donnent lieu à des discussions animées en rapport avec son fondement neurophysiologique. Par ailleurs, il semble que tout le monde n'entend pas la même chose sous ce terme.
La TRT est un mélange subtil de deux composantes (la guidance et l'exposition chronique au bruit) dont l'objectif est de favoriser, en environ 18 mois, l'accoutumance. On peut parler de thérapie acoustique d'habituation (TAH).

Le modèle de Jastrebroff
Jastrebroff a décrit un modèle neurophysiologique expliquant la gêne causée par les acouphènes. Dans le système nerveux central inconscient, il existerait des connexions entre les stimulations auditives et d'autres régions du système limbique régissant l'émotivité et les réactions au stress. A l'état normal, ces interconnexions n'existeraient pratiquement pas. En revanche, chez l'acouphénique, elles seraient particulièrement développées et une grande quantité d'influx nerveux passerait d'un système à l'autre, d'où l'existence d'une gêne importante.

Objectifs du traitement
La TRT a pour objectif de remodeler ces connexions en apprenant au cerveau à réagir différemment au sifflement. La composante « guidance » s'apparente un peu aux thérapies cognitives. Elle cherche à briser les croyances comme « le bruit va me rendre sourd » et à justifier l'usage chronique du bruit. L'exposition permanente au bruit se fonde sur le fait que l'ennemi de l'acouphénique est le silence. Le cerveau ne fonctionnant que par contraste, le sujet perçoit l'acouphène avec une grande intensité, quand il se trouve dans le silence. Le bruit de fond dispensé continuellement fait baisser la densité de la stimulation nerveuse et le déconditionnement peut s'opérer en 18 à 24 mois.
En cas d'hyperacousie associée, il convient d'utiliser un générateur de faible niveau, alors qu'un acouphène isolé nécessite un générateur de bruit assez élevé. Dans tous les cas, le patient doit encore entendre son acouphène (point de mélange), car le fait de le masquer complètement conduit à l'échec. S'il existe une surdité associée, une prothèse auditive est conseillée.
La méthode utilisée chez 327 patients à Bordeaux (depuis 1995) a amélioré 64 % des patients. Les techniques de guidance ont déjà évolué, de même que les générateurs de bruit devenus bilatéraux et pavillonnaires.
D'après les spécialistes qui utilisent cette méthode, les traitements médicamenteux fréquemment associés, comme la carbamazépine ou la clonazépam, ne sont pas indiqués, car ils abaissent les capacités du cerveau, d'où une moindre probabilité de réussite de la thérapie.

D'après la communication du Dr R. Dauman, unité d'audiologie, CHU de Bordeaux
La prévalence reste inchangée depuis huit ans
Pour mieux connaître la prévalence des acouphènes en France, les diagnostics portés et les choix thérapeutiques, deux enquêtes nationales ont été menées, en 1991 et en 1999, à l'aide d'un questionnaire (identique pour les deux enquêtes) adressé aux médecins ORL.
Malgré les huit années d'intervalle, il apparaît que la prévalence des acouphènes est restée la même : entre 50 000 à 80 000 personnes consultent chaque année pour un problème d'acouphènes. Chaque spécialiste voit 70 nouveaux cas par an.
Autre résultat notoire de ces enquêtes : la carence de diagnostic et la grande disparité des prises en charge. Dans seulement 55,6 % des cas, une étiologie est avancée. De 4 à 5 % des patients ont une hyperacousie associée. Le traitement prescrit est médicamenteux pour 97,9 % des patients, en association avec une prothèse auditive dans 23 % des cas ou avec de la relaxation (31,4 %). Selon les praticiens, 26 % des patients sont améliorés.
D'après le Dr Bertrand Geoffray, de Nice, il est urgent de mener une étude épidémiologique pour évaluer l'impact des différents traitements, afin de rationaliser la prise en charge de cette affection et d'harmoniser les pratiques.

 

Avec Savia Art, Phonak inaugure un nouvel univers de pureté et d'authenticité sonore, rendu possible grâce à l'intelligente combinaison de deux innovations majeures : le SoundRelax et le Real Ear Sound.

SoundRelax supprime les implusions sonores tout en préservant l'authenticité du son
Les impulsions sonores de tous niveaux, quand elles sont traitées par une aide auditive, affectent la qualité sonore et augmentent la tension et la fatigue auditive. Ces sons tels que le bruit du lave-vaisselle que l'on vide ou du journal dont on tourne les pages, sont fréquents e représentent donc une gêne quotidienne. Le nouveau SoundRelax prend en charge la suppression intelligente des implusions sonores, ce qui est essentiel pour vivre une expérience auditive parfaitement naturelle. Le résultat, c'est moins de fatigue et une audition plus agréable et plus détendue.

Real Ear Sound, une innovation unique en première mondiale
Le Real Ear Sound exclusif de Phonak, une première mondiale est le secret d'une expérience sonore très pure. L'orientation naturelle s'appuie essentiellement sur la capacité de localisation des sources sonores. La fonction Real Ear Sound a déjà fait ses preuves pour localiser avec précision l'origine des sons grâce à la restauration numérique des performances acoustiques de l'oreille externe. Le résultat, c'est le plaisir retrouvé de percevoir des sons naturellement.

SoundRelax supprime les bruits gênants d'impulsion sans affecter l'authenticité des sons.

 

 

Il ne vous viendrait pas à l'idée de réaliser tous les travaux domestiques avec un seul outil. Un marteau, pas exemple, peut vous aider à planter un clou, mais ne permet pas de réparer eficacement un robinet qui fuit. De même, un système auditif automatique basé sur un seul programme ne peut pas traiter efficacement des situations auditives multiples. 

AutoPilot – un élégant automatisme multiprogramme
C'est pourquoi Phonak a introduit et perfectionné une élégante fonction automatique multiprogramme – AutoPilot. Les avantages propres à cette approche sont incomparables, car seuls des programmes de base multiples permettent une fonction automatique optimale, ainsi qu'une personnalisation précise et efficace. L'AutoPilot de Savia Art comprend un système de classification sophistiqué et éprouvé qui identifie avec précision une multitude d'environnements sonores et sélectionne un des 6 programmes automatiques. Ces programmes couvrent toutes les situations auditives clés : situations calmes, Parole dans le Bruit, Confort dans le Bruit, Musique, Easyphone+ et EasyFM.

 

AutoPilot active celui des 6 programmes auditifs automatiques qui convient le mieux dans chaque situation d'écoute.

La plainte numéro un des malentendants est qu'il est difficile d'entendre en milieu bruyant. Savia Art accomplit magistralement les tâches essentielles d'optimisation, en toutes situations, de la communication, du confort auditif et de la clarté sonore; ceci avec la plus puissante combinaison d'outils anti-bruits disponibles.

La techonologie innovante de l'Anti-Sifflement, caractérisé par un anti-larsen multi-canal à seuils multiples, deviendra un nouveau standard. C'est un perfectionnement de l'anti-larsen par opposition de phase, basé sur deux innovations fondamentales : une résolution de 20 canaux et des réglages propres à chaque situation. Grâce à la haute résolution, il est possible d'activer sélectivement l'anti-larsen dans les seules bandes de fréquences où il est nécessaire. De plus, l'Anti-Sifflement peut être réglé sur différents niveaux de déclenchement en fonction du signal et de la probabilité d'apparition du larsen. Ceci n'est possible que grâce à l'approche unique des rogrammes de base multiples de Phonak. Le résultat, c'est un parfait équilibre entre le degré de suppression du larsen et la qualité sonore.

Le digital SurroundZoom est actuellement le système microphonique directionnel le plus accompli du marché. Le digital SurroundZoom adaptatif en 20 canaux est capable de traiter la complexité des défis de la communication quotidienne, en supprimant sélectivement de multiples sources de bruits.

EchoBlock,en milieu réverbérant, le signal qui atteint le microphone d'une aide auditive est confus et déformé. Fonction unique dans chaque modèle Savia Art, EchoBlock supprime les composantes réfléchies du signal et restaure une audition sans effort et d'agréables relations sociales.

Contrôle Anti-Vent, le bruit du vent peut gâcher le plaisir d'être dehors pour les malentendants appareillés. Dans Savia Art, le double contrôle anti-vent, combinant des techniques de suppression mécanique et électronique, garantit que les activités de plein air ne seront pas affectées par le bruit du vent.

 

La technologie Anti-Sifflement

Self Learning suit en permanence les réglages de volume entrepris par votre patient dans ses diverses situations auditives, et les applique automatiquement. Nous savons que les préférences de sonie varient d'un patient à l'autre - t au cours du temps chez le même sujet. Elles dépendent aussi de la situation auditive. La Correction de Sonie, un outil d'ajustement automatique en un seul clic, est une technique efficace pour saisir et appliquer ces modifications. La mise en oeuvre subtile de Self Learning nécessite à la fois l'accès aux données réelles de l'utilisateur et un algorithme puissant. C'est exactement ce que fait le Self Learning de Savia Art.

Ce qui est unique dans le Self Learning de Savia Art, c'est sa capacité à enregistrer et appliquer les changements de volume sonore dans chacune des situations gérées par le mode automatique. Pour vos patients, cela signifie qu'ils bénéficieront du volume sonore correct quel que soit le programme sélectionné - un véritable progrès pratique. La mise en oeuvre réfléchie dans le iPFG vous permet de contrôler exactement ce qui a changé.

Self Learning permet l'adaptation automatique du réglage de volume sonore
selon les préférences de l'utilisateur dans chaque situation auditive.

Savia Art est la ligne haut de gamme la plus complète avec 12 modèles - du minuscule CIC aux modèles à deux microphones en passant par un choix de solutions surpuissantes. Cette palette polyvalente répond à un vaste spectre de besoins et de préférences, dont la configuration et 'limportance de la perte auditive, le couplage acoustique le mieux approprié, ainsi que les goûts et les attentes esthétiques personnelles.

Savia Art offre le choix entre deux modèles de microContours, le microSavia Art CRT (Canal Receiver Technology) et le microSavia Art. Le remarquable microSavia Art CRT présente les avantages acoustiques d'un écouteur extrene, alors que le microSavia Art polyvalent, avec ses options de tube fin ou de coude standard pourra s'adapter en souplesse à l'évolution des besoins auditifs du patient. Les deux modèles ont un capteur téléphonique, permettant de téléphoner confortablement ou d'utiliser la FM. Les nouveaux compartiments de pile peuvent être interchangeables sur place. Le type 10 assure la plus petite taille possible ; le type 312 double presque la durée de vie de la pile en augmentant à peine la taille de l'appareil.

Les utilisateurs de puissance ont besoin de "Power&More", une parfaite combinaison de gains élevés, de grande puissance et de remarquables fonctions performantes. Savia Art offre bien plus que la seule puissance en s'appuyant sur la vaste expédience de Phonak dans ce domaine. Vous avez le choix entre un contour ou un intra surpuissants. Les deux modèles disposent de l'option innovatrice BassBoost qui renforce le gain et la puissance dans les graves.


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